Arrêter de tout vouloir maîtriser

Publié le par Maman@home, blog de maman à la maison

 

lacher-prise-245269675f.jpgJe crois que c'est l'un de mes problèmes majeurs, le contrôle, la maîtrise, agir au lieu de subir, et cela se vérifie pour mon temps, mes relations et même mon propre corps. Sans ma discipline de ouf (et c'est rien de le dire) j'aurais 10 kilos de plus, si je ne planifiais pas il y a plein de choses à côté desquelles je passerais, nous passerions même : des soirées entre amis, des sorties en famille, si je n'anticipais pas, pas mal de choses à la maison iraient à vau-l'eau... Tout cela me permet de me sentir sécurisée, je maîtrise, j'existe ! Du moins j'en ai l'impression...Il paraît que cela vient du fait que je n'ai pas été sécurisée pendant mon enfance. AH. Ceci dit c'est une des choses qui a fait que j'ai pété un câble parce que cela prend une énergie folle de tout contrôler toujours et encore comme ça, on est en état de tension permanente, de stress et PAF on atteint l'épuisement physique mais aussi nerveux (ça je l'ai bien compris). J'ai compris que j'étais allée trop loin, cela dit comment devenir une autre quand on a toujours fonctionné comme ça ? Comment lâcher prise, parce qu'il est là le secret il faut lâcher prise, arrêter de tout vouloir maîtriser ce qui est en soi complètement impossible en plus...  Personne ne peut tout maîtriser, impensable une seconde. Il y a toujours des surprises, des imprévus dans la vie. Cela dit le fait d'avoir anticipé me permettait de pas trop mal gérer ces imprévus j'avoue, je me préparais à pas mal d'éventualités mais je me créais du stress pour rien la plupart du temps.
Certes en ce moment j'y arrive, j'accède à ce calme, je me laisse davantage aller à une forme de liberté mais qu'en sera t il quand je ne serai plus sous médicaments, aurais je réussi à prendre ce pli qui m'est indispensable pour vivre bien et sereinement ? Aurais je enfin compris que c'est ce rythme là qu'il me faut pour vivre bien ? Et comment cela se passera t il aussi quand j'aurais repris une activité professionnelle, parce que mine de rien ne sommes nous pas un peu obligées, nous les femmes d'être sur tous les fronts à la fois ?

Vous aussi vous êtes du genre à tout vouloir gérér comme ça, à la maison, au boulot ?

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Publié dans Billets d'humeur

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petite maman 09/02/2011 22:01



oh lala, si tu savais combien ton message résonne en moi...c encore tout récent pour moi aussi !
pour moi, le point de départ était le décès de mon père, et la seule façon de m'en sortir, c'était de tout controler. j'avais été jusqu'à programmer ma vie, à quel âge j'allais me marier, à quel
âge le 1er enfant, à quel âge le deuxième. la naissance de ma souris marquait la fin de mes 15 ans de conrole. comme to, je me suis écroulée; en terme psy, on dit décompenser. j'ai passé de
nombreux mois sous médoc, ça a fait (en partie) exploser mon couple...on s'en relève difficilement...


bien sur, ça m'a fait changé, il faut déjà retrouver la force de supporter (j'avais en plus un couteau dans le coeur, ça n'aidait pas à se relever), la force de remonter. au fur et à mesure,,
j'ai appris à parler (pour la 1ère fois depuis 15 ans, j'arrive à parler), je me suis détendue pour bcp de chose, réussi à prendre du recul. et c'est malgré moi que j'ai réussi à lâcher un peu de
mon controle.
J'avais les mm questions que toi, comment être une autre ??? 1 an après, je dirais que ce n'est pas possible, je reste toujours moi, mais avec des défenses en moins. par exemple, je ne pouvais
pas supporter d'avoir le moindre retard, où que ce soit ça me mettait un stress de dingue. alorsje ne sais pas si on peut dire que c positif, mais je peux maintenant arriver en retard sans me
faire d'ulcère !!lol je me trouve changée, car plus détendue, mais il reste quand mm ce qui fait parti de ton caractère.


voilà, je viens de te raconter ma life !tout ça pour dire que les médocs, ça va un temps c ultra necessaire, et qu'il e faut pas arrêer à mons d'être vrament pret, de se sentir plus forte que les
angoisses, et le moment où tu sais que tu sauras gérer ces angoisses seule !
tu sea différente de toute façon, mais pourtant, tu sera tjrs toi ! au début, tu te demandera comment on ait pour vive différement, et puis tu verras que finlement, ça se fait pltot
naturellement. tu seras ravie de découvrir les changements, et rassrée de te reconnaitre tout de mm !


souvent il est utile de se faire aider pour comprendre ses mécanismes et pourquoi on les mets en place. moi j'ai une certaine capacité à m'analyser (d'ailleurs, je réfléchisun peu trop la plupart
du tems, et je cherche des réonses à tout (ce qui va avec mon besoin de controle, sauf que ça ne m'angoisse plu comme avant de ne pas avoir de réponse), et j'ai tout à fait conscience de mes
blocages, du pourquoi et du comment.


enfin bref, je ne sais pas si mon témoignage pourra t'aider, mais je te souhaite bien du courage car je sais combien c'est difficile !
bises et prends soin de toi !



vavanille 09/02/2011 21:24



Oh oui moi aussi je suis du genre à tout vouloir contrôler !!! Et j eme suis vraiment retrouvée dans ton billet.  Pas facile pour nous qui sommes programmées comme ça de changer et de lâcher
prise... Person je n'y suis pas encore arrivée mais j'espère bien qu'un jour je pourrai dire le contraire car en effet c'est erreintant tant nerveusement, moralement que physiquement. 2 ou 3 fois
par an je suis tellement au bout du rouleau que je m'écroule dans le fauteuil à 20h et ... je dors (et pourtant je ne travaille que mi-temps).  Que veux-tu on est des supers mamans et des
supers épouses mais pas des supers women et ça on doit essayer de l'intégrer.  Je te comprends à 200 % et le seul conseil que je puisse te donner est de ne pas arrêter tes médocs trop
vite.  Prends le temps pour une fois dans ta vie ;o)



bm 09/02/2011 20:45



hélas...oui....même l'ingérable...je suis parfois très mais très fatiguée.... mais bon je lâche prise depuis
quelques années en tout cas je m'y applique...



Nelly 09/02/2011 18:36



Je gère tt, anticipe tt, surtout pour les filles... et mon mari me reproche souvent de tt programmer, presque à la minute... mais pourtant tt tourne bien comme ça !! Et le pire qd j'essaie de
faire un effort, d'être moins pointilleuse sur les horaires... je bouillonne à l'intérieur et ne suis pas bien du tt.


Et si qq'un prend ma place, je ne suis pas satisfaite et pense très fortement qu'on n'est pas mieux servi que par soi-même... sauf qd c'est mes parents qui s'en occupent puisque'ils font comme
moi... ou c'est peut-être moi qui fait comme eux. Mais bon je me force et essaie de relativiser qd ma belle-mère les récupère par exemple...



Laurence Graffin 09/02/2011 18:27



et bien je vous comprends tellement !


Vouloir tout contrôler pour ne pas se faire dépasser par les sentiments, les émotions, le boulot, les amis, la famille, les emmerdes etc... la liste et longue !! ;-)


J'ai moi même était dans cet état de fait. Mais nous avons été élevées comme cela nous les femmes. Mener de front, la famille, les enfants, et une carrière professionnelle !! Comment est-ce
possible si ce n'est qu'en contrôlant tout !!


Et bien arrive un moment ce qui devait arriver un Burn Out ! Et oui avant qu'il ne soit vraiment trop tard le corps réagit pour nous dire STOP ! Ca suffit. Je me suis retrouvée KO cette fin
d'année et bien obligée de réfléchir comment je voulais conduire ma vie à venir. Je concède que la question est vaste et que mille solutions se présentent à moi. Mais maintenant j'essaye le plus
possible de prendre le recul nécessaire pour m'éviter du stress de l'angoisse lorsque je me surcharge de tâches, d'obligations. Et je fais mienne la devise : A chauqe jour suffit sa peine. 


Comme vous l'avez écrit, à juste titre, l'enfance a un rôle prédominant dans nos réactions futures. Mais grâce à un travail il est possible de corriger cet état d'angoisse permanent qui nous
oblige à tout vouloir contrôler. Pour ma part j'effectue ce travail avec une Kinésiologue et cela me convient bien.


Bon courage à vous, et l'important c'est de se sentir bien ou le "moins mal" avec nous même et les gens que l'on aime.


Bonne soirée, et au plaisir de vous lire. Laurence